Une approche ostéopathique intéressante sur un cas d’épilepsie de chat réfractaire aux traitements conventionnels

Agé de deux mois, le chaton Briquet présente des troubles neurologiques de type crises convulsives épileptiformes. Des examens sanguins et d’imagerie ont été réalisés afin de rechercher la cause de ces crises convulsives toni-cloniques récurrentes mais les résultats restent tous négatifs. Différents traitements n’ont pas amélioré son état mais un soutien homéopathique (Epileptyl ND) lui est administré quotidiennement ; de plus, à la suite d’un choc à la base de la queue vers l’âge de 2 ans, Briquet ne saute même plus et joue beaucoup moins.

Il continue à souffrir de ses troubles lorsqu’il est présenté, un peu en désespoir de cause, à la consultation d’ostéopathie à l’âge de trois ans.

Briquet est alors en bonne santé générale ; cependant, il n’arrive pas à se tenir correctement sur ses postérieurs. Ses membres antérieurs sont légèrement panards (désaxés vers l’extérieur), sa colonne vertébrale présente une courbure trop prononcée (une scoliose). Il semble même ataxique des membres postérieurs.

L’examen ostéopathique révèle une Force de Traction Médullaire extrêmement élevée.

Des séances régulières sont mises en place, et au bout de cinq manipulations étalées sur 3 mois, Briquet remarche correctement et monte pour la première fois dans les arbres !

Après 7 mois de suivi ostéopathique, la Force de Traction Médullaire est revenue à la normale, ce qui se traduit par l’arrêt des crises épileptiformes. Il est décidé de cesser tout traitement non manipulatoire et de mettre en place un suivi semestriel.

Deux ans se passent sans souci lorsqu’une petite rechute intervient : Briquet ne monte plus sur le lit. La consultation montre alors une petite remise en tension excessive de la Force de Traction Médullaire, que deux séances normalisent à nouveau sans difficulté.

Le cas de Briquet est intéressant puisqu’il montre bien que l’ostéopathie peut intervenir sur des situations difficiles où la médecine traditionnelle trouve ses limites. Les limites de  ce cas restent bien sûr l’absence d’identification précise de la maladie épileptiforme et de ce fait de rester prudent sur le terme d’épilepsie chez ce chat.

Cela nous montre également que cette approche ne doit pas être non plus uniquement utilisée sur le système articulaire et que les boiteries ne sont pas ses seules indications à l’ostéopathie; il faut donc y penser de façon plus ouverte et ne pas hésiter à questionner les vétérinaires ostéopathes sur les possibilités de leurs techniques.

Présentation : dr Cayre. Vétérinaire ostéopathe.

 

 

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