Qu’est ce que l’ostéopathie – Historique

« L’ostéopathie consiste, dans une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les dysfonctions de la mobilité des tissus du corps susceptibles d’en altérer l’état de santé. »

Les premières données de thérapies manuelles se trouvent dans les écrits d’Hippocrate (De Articularis 45 & 47) : « il est nécessaire de posséder une solide connaissance de la colonne vertébrale car de nombreuses maladies sont en effet causées par un état défectueux de cet organe… Le médecin adroit et consciencieux doit être habile de son coup d’œil autant que de sa main lorsqu’il s’agit de corriger les déviations vertébrales du malade étendu devant lui, sur la table de traitement ».

Il faut attendre cependant la fin du XIXème siècle pour qu’un médecin américain, Andrew Taylor Still, (re)découvre, codifie, pratique puis, enfin, enseigne les bases de l’ostéopathie moderne.

Né en 1828 en Virginie, fils de pasteur qui pratique autant la religion que la médecine, il acquiert une solide connaissance anatomique grâce à ses talents de chasseurs et à sa grande curiosité scientifique qui le pousse à la dissection pour comprendre els mécanismes corporels. Puis, il apprend la médecine avec son père, avant d’officialiser son savoir par un diplôme de docteur en médecine. C’est à la suite du décès de trois de ses enfants de méningite cérébro-spinale qu’il décide de rechercher une autre voie de soins que la médecine rudimentaire de l’époque.

Se fondant sur les données hippocratiques, il développe sa palpation à l’extrême afin de pouvoir déterminer la moindre anomalie anatomique chez ses patients, recherchant ainsi pourquoi un individu ne pourrait plus, à un moment donné, réagir aux agressions environnementales ou intérieures et laisserait la maladie s’installer. Ces travaux débouchent au bout d’une dizaine année d’études à la mise en place d’une médecine manuelle qu’il nomme ostéopathie et u’il présente pour la première fois à ses confrères en 1874. Il fonde finalement la première école d’ostéopathie en 1892, the American School of Osteopathy, dans le Missouri.

Depuis, les thérapies manuelles se sont diversifiées et sont utilisées dans l’ensemble du monde occidental, notamment en Europe depuis le milieu de XXème siècle.

Les pionniers de l’ostéopathie vétérinaires en France ont fait découvrir cette médecine palpatoire dès les années 50 : la première thèse de médecine vétérinaire française traitant d’ostéopathie date de 1956 (Premiers éléments d’ostéopathie vétérinaire, M. Cabal, ENVT).

Son enseignement s’est mis en place autour de D. Giniaux, F. Lizon et A. Bouchet au début des années 80.

Pour définir l’ostéopathie, il est maintenant possible de se référer à celle donnée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2010 : « L’ostéopathie consiste, dans une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les dysfonctions de la mobilité des tissus du corps humain susceptibles d’en altérer l’état de santé. »

Les concepts importants de cette définition sont diagnostic, traitement et main. Nous avons là une définition d’une forme de médecine qui n’utilise que la main du thérapeute pour d’une part trouver ce qui est malade, et d’autre part y remédier.

Mais l’approche de chaque médecin ostéopathe varie énormément. Nous avons coutume de répéter qu’il n’y a pas UNE ostéopathie, mais DES ostéopathes. D’autant qu’au sein de cette médecine palpatoire, plusieurs approches co-existent, en étant toutes complémentaires. Le médecin pourra donc passer d’une méthode à une autre, pendant la même séance, afin de permettre à son patient de recouvrer la santé.

Les différentes approches

L’ostéopathie dite structurelle s’intéresse aux restrictions de mouvements entre les éléments du système musculo-squelettique ; ces restrictions sont appelées dysfonctions, terme préféré à celui de lésion plutôt réservé à des atteintes de la structure elle-même comme par exemple une cicatrice conjonctive. Elle a été mise au point par le docteur Still lui-même. C’est la branche de l’ostéopathie la plus connue, celle du mal de dos et de la sciatique.

Le praticien recherche par la connaissance de l’anatomie, grâce à la palpation soignée des zones péri-articulaires notamment, et par la connaissance de la physiologie biomécanique vertébrale, les articulations dont l’amplitude est limitée.

On a toujours tendance à séparer les ostéopathes « craqueurs » de ceux qui ne font pas « craquer ». Ce bruit, lié à l’expansion des gaz dans la synovie, liquide intra-articulaire, n’est une preuve ni d’efficacité (l’adage « si ça craque pas, c’est raté ! » est parfaitement erroné), ni de brutalité (chacun peut le reproduire en se tirant sur les doigts…). Cependant, il est vrai que les techniques dites de trust, réalisées de manière soudaine et limitée dans l’espace, en sont souvent accompagnées. Il ne faut ni craindre, ni rechercher ce « craquement ».

Chez le chien, les techniques structurelles sont extrêmement variées, notamment parce qu’il est essentiel d’être en adéquation avec la taille de l’animal : on ne manipule malgré tout pas un pinscher nain comme un dogue de Bordeaux.

La méthode crânio-sacrée, quant à elle, se pratique de la même manière chez tous les individus, et même dans toutes les espèces.

Elle est fondée sur la perception et l’analyse du Mécanisme Respiratoire Primaire (MRP). Celui-ci est classiquement présenté comme une fluctuation dans le tissu conjonctif que la main entrainée peut ressentir à tous points de l’organisme. Une dysfonction, quelle qu’elle soit, provoque une restriction de mobilité du conjonctif, dont le retentissement de proche en proche sur le MRP est systématique. Toute partie du patient est donc susceptible de fournir les renseignements utiles sur l’ensemble de l’animal, ce qui en fait une méthode appréciée par les praticiens qui doivent faire face à des sujets pas toujours parfaitement coopératifs.

Un long apprentissage est malgré tout nécessaire pour en tirer tous les enseignements et permettre, par la même voie, la résolution du problème originel. Pour le néophyte, le praticien en « écoute » semble ne rien faire, mais le patient qui perçoit les tensions se dénouer est souvent d’un tout autre avis…

Dans le même esprit, l’ostéopathie fasciale utilise un ressenti des tissus conjonctifs pour le diagnostic et le traitement. Elle consiste à analyser le mouvement des structures conjonctives de l’ensemble de l’organisme, leurs relations de continuité anatomique permettant une véritable circulation de l’information ostéopathique. En effet, les fascias sont l’ensemble des membranes qui entourent toute structure anatomique, que ce soit les muscles, les viscères, les éléments vasculo-nerveux, etc.

L’ostéopathie viscérale, comme son nom l’indique, s’intéresse aux structures internes thoraciques et abdominales.

Une première approche possible est une réflexion neuro-physiologique. En effet, l’étude de la neuro-anatomie et de la neuro-physiologie du système nerveux autonome (celui qui commande les viscères) et de ses interactions avec le système nerveux de relation (celui des muscles squelettiques, entre autres) explique les liens entre la biomécanique vertébrale et le fonctionnement viscéral, chaque partie agissant sur l’autre dans un équilibre dynamique permanent.

Une autre approche peut être plus sensitive. De la même manière que l’ostéopathe perçoit le MRP, il peut suivre la motilité de chaque organe pour en détecter les éléments perturbés.

Contact : Ostéopathie

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