Orthodontie

Les premières consultations du chiot doivent faire l’objet d’un examen minutieux de la cavité buccale : entre deux et six mois la bouche est en effet totalement remaniée en terme de dentition, et les phénomènes de croissance qui l’accompagnent sont complexes. Il n’est pas rare dans ce contexte de voir apparaître des troubles de malposition dentaire ou squelettiques.

Le recours à l’orthodontie vétérinaire permet de corriger des défauts dans la mesure où ils sont pris à temps et qu’il ne s’agit pas d’un défaut squelettique majeur.

Dans les cas les plus simples, on aura recours la chirurgie interceptive, qui consiste à intervenir de façon précoce et à réaliser des extractions sur la dentition lactéale du chiot. Cette technique appliquée au bon moment peut permettre par exemple de lever un blocage de croissance lié à une malposition dentaire (ex : crocs lingualés) ou un engrènement dentaire anormal qui agit comme un frein (articulé incisif inversé).

Malheureusement, les animaux nous sont souvent amenés lorsque le défaut est déjà en place et la dentition définitive déjà implantée, ce qui nous oblige à avoir recours à l’orthodontie.

Le but de l’orthodontie est d’obtenir un déplacement de la ou des dents qui présentent un défaut esthétique ou fonctionnel en exerçant une force limitée mais prolongée sur celles-ci.

Les moyens utilisés pour déplacer les dents doivent respecter les points suivants :

  • espace suffisant
  • contrôle de l’intensité de la force exercée et de la durée d’application
  • choix raisonné du point d’ancrage

Si la pression exercée est trop forte, il peut se produire une nécrose périodontale,une résorption radiculaire partielle, voire une chute de la dent.

Plusieurs systèmes ont été successivement essayés et décrits, mais trois font l’objet d’un usage courant et reconnu :

Les plans inclinés

Les plans inclinés peuvent être utilisés dès lors que l’égression des dents est terminée, soit aux alentours de 5 à 6 mois.Ce dispositif simple consiste à réaliser une pente en résine qui prend appui sur le croc et le coin supérieurs et qui va permettre de faire diverger le croc inférieur progressivement, par la seule force occlusale.Ce dispositif est très efficace,et les résultats sont en général obtenus en moins d’un mois . Malheureusement son utilisation reste limitée essentiellement à des cas de crocs convergents.

Les plans inclinés peuvent être utilisés dès lors que l’égression des dents est terminée, soit aux alentours de 5 à 6 mois.Ce dispositif simple consiste à réaliser une pente en résine qui prend appui sur le croc et le coin supérieurs et qui va permettre de faire diverger le croc inférieur progressivement, par la seule force occlusale.Ce dispositif est très efficace,et les résultats sont en général obtenus en moins d’un mois . Malheureusement son utilisation reste limitée essentiellement à des cas de crocs convergents.

Les systèmes de bagues/brackets associé à une chaînette élastique ou un arc à mémoire.

Ces systèmes consistent à fixer par collage des brackets ou des bagues qui vont permettre la fixation d’une chaînette élastique en tension.Leur mise en place est assez facile et les applications sont assez nombreuses : malposition dentaire, canine mésialée, rotation dentaire, traction de dent incluse, articulé incisif inversé… Il faut cependant être très prudent dans le maniement des chaînettes car le bon fonctionnement du système dépend uniquement du réglage de la tension appliquée à celles-ci; une tension trop importante, en particulier chez les chien de petite race peut entraîner la chute de dents. Par ailleurs le maintien en place de la chaînette s’avère complexe dans certains cas et peut occasionner des lésions des tissus de soutien.

Les plaques à vérin de Hawley et les arcs vestibulaires mandibulaires

La plaque à vérin ou plaque de Hawley est une plaque palatine en résine acrylique fixée par des bagues sur les crocs et équipée d’un vérin que l’on active par une clef. L’expansion du vérin provoque une poussée progressive sur les dents à déplacer .Ce système est employé pour faire avancer ou mésialer les insisives supérieures. Il doit être réalisé par le prothésiste et nécessite une prise d’empreinte préalable. On l’utilise souvent en association avec un arc vestibulaire mandibulaire pour la correction d’articulé incisif inversé.

Quelle que soit la méthode employée, elle nécessite l’élaboration d’un plan de traitement qui dépend de plusieurs critères (âge de l’animal, motivation du propriétaire, nature de la correction et son importance…) et qui tient compte les bases biomécaniques du déplacement dentaire.

Lorsque la correction désirée est atteinte, on réalise une phase de contention afin de permettre la consolidation osseuse. Cette phase est réalisée soit par le maintien du dispositif en place en l’absence d’activation, soit par la confection d’une attelle de contention en résine.

Dans tous les cas, il faut également garder à l’esprit que les dysocclusions sévères ont souvent une forte base génétique et que le but de la correction orthodontique n’est pas de masquer ces tares.

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